Vert Saint-Egrève
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Communiqué de presse : réaction aux vœux 2018 concernant le besoin de financement de la future piscine
samedi 20 janvier 2018
par Laurent Amadieu
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Élus de l’opposition de Saint-Egrève, nous souhaitons réagir aux récentes prises de paroles de certains maires des communes de l’ex-canton de Saint-Egrève, lors des traditionnels vœux, à l’encontre de la Métropole concernant sa soit disant "non implication financière" dans le projet de la future piscine intercommunale. Nous sommes très surpris de cette attitude qui s’apparente avant tout à une manœuvre consistant à faire porter à un tiers, la responsabilité du retard d’un projet ancien et mal engagé dès le départ.

En premier lieu, en tant qu’élus siégeant aux commissions et conseils municipaux, nous avons à plusieurs reprises demandé les détails sur le financement de cette piscine. Sans obtenir de réponse précise, il apparaît toutefois qu’à aucun moment, Grenoble-Alpes Métropole ne faisait partie des éventuels financeurs.

En second lieu, rappelons que le projet de la future piscine a été porté et décidé dans la plus grande opacité au sein d’un Syndicat Intercommunal dont la transparence mérite d’être largement améliorée. En effet, le SIVOM du Néron fonctionne de manière en réalité très peu démocratique : aucun élu d’opposition des 6 communes n’est membre de ce syndicat et nous ne disposons d’aucun compte-rendu détaillé des débats qui s’y tiennent. Il s’agira pourtant du plus important investissement pour un équipement sportif dans la période à venir sur cette partie de la Métropole.

Enfin si nous soutenons le projet de cet équipement, nous avons combattu son implantation sur une zone humide, qui plus est, reconnue pour abriter un très beau parc. Cette localisation oblige le porteur du projet à devoir compenser la destruction de cette zone humide au regard de la loi sur l’eau. La recherche de ces compensations ainsi que l’adaptation du projet au terrain en zone humide, engendrent manifestement des surcoûts que nous avons toujours dénoncés.

La "réclamation" par le SIVOM d’un million d’euros à la Métropole pour boucler ce projet n’est en fait qu’une manœuvre de diversion pour faire porter à cette dernière le retard manifeste que prend ce projet. Une décision prise à quelques-uns, en dehors de vraies instances démocratiques, ajoutée à un mauvais choix de localisation sur une zone humide qui a donné lieu à de multiples recours administratifs (dont un recours gagné) ont fait perdre beaucoup de temps et d’argent à la collectivité...

Laurent Amadieu, Hassan Belrhali, Eric Bruyant, Françoise Charavin, Jean-Marcel Puech, Brigitte Ruef